02.04.2009 16:04:37
Tes billets sur les problèmes d’environnement au Nicaragua donnent un clair aperçu d'une réalité qui nous échappe et dont nous avons horriblement de mal à imaginer. Les problèmes de pollution de l’eau, de manque d’infrastructure d’assainissement et de traitement des déchets montrent bien que ces problèmes sont prioritaires au même titre que le réchauffement climatique.
Ton article sur La Chureca, qui est tout de même très agréable à lire, nous décrit une situation apocalyptique que beaucoup de gens ne pourraient pas supporter tellement ils sont habitués à voir leur déchets disparaître dans un bac roulant métallique tout neuf et parfois les voir déversés dans un beau camion benne Mercedes et encore plus rarement les voir incinérés dans une UIOM aux normes européennes.
Comme tu le dis très justement, on assiste au spectacle d’une société de consommation qui n’a pas les moyens d’éliminer ses propres déchets de manière durable. Si à peine on arrive à le faire dans les pays les plus riches, comment faire pour visualiser un modèle de développement pour un pays comme le Nicaragua qui manque cruellement de richesse?
La même question se pose pour les autres thèmes que tu as abordé. C’est déjà pas mal d’identifier les problèmes, quant aux solutions, il est presque indécent d’imaginer une méthodologie typiquement suisse.
Je ne suis pas tellement étonné par ta description de La Chureca car j'ai déjà vu des décharges en Amérique latine et en Afrique du Nord. Le problème est tel que je ne suis même pas capable de mettre ma combinaison à usage unique de donneur de leçons.
N’as-tu pas parfois le sentiment d’être totalement impuissant et inutile devant un tel drame écologique et social ?
Eriso
16.04.2009 00:32:12
Il est vrai que la vision globale de la situation est déprimante, c'est pourquoi je préfère m'attacher à ce qu'apporte chaque individu. Que cela soit dans les pays pauvres ou riches, il y a une foule de gens de bonne volonté qui tentent d'apporter leur pierre à un édifice certes fragile, mais rempli de promesses et d'espoir.
Et puis ici, les gens les plus pauvres arrivent à être joyeux et croire en des jours meilleurs, pourquoi pas moi ?
Merci pour ton commentaire.
Jacques