21.11.2008 14:07:28
Hola amigo, j’aime bien lire tes textes, ils me donnent à chaque fois la petite claque nécessaire, celle qui m’aide à réaliser que ma vie est tellement agréable malgré les cons, la crise, la fermeture de l'usine Amora à Dijon et le brouillard.
Cependant, quand je te lis, je ressens toujours de ta part une certaine culpabilité, « j’ai tout, ils ont rien », « j’essaie d’aider, mais.. ». Je comprends ce sentiment mais je me demande si des fois il ne vaudrait pas mieux remplacer cette culpabilité par de la compassion, être solidaire sans forcément se sentir responsable ?
Bon lancement pour une théorie de fin de soirée, non ?
A bientôt
Bred
20.11.2008 12:29:18
Depuis notre vie occidentale tout confort, Il est tellement difficile, voir quasiment impossible de se rendre compte des conditions de vie précaires de certaines populations.
certes, on en est informé via les médias, mais dans la majorité des cas, les commentaires se limitent à des "c'est vraiment triste tout ce qui se passe dans ces PVD! au fait, félicitation chérie, il est super bon ton roti aujourd'hui !"
En somme, peu de personnes sont aptes à donner de leur personne et à abandonner momentanément ce sacro-saint confort afin de faire avancer les choses.
Je suis fière que tu aies pris cette initiative et saches que tu auras tout mon soutient tout au long de ce projet.
Ta Lauren
19.11.2008 10:01:05
Merci Jacques pour tes billets qui sont vraiment riches et plein d'un humour respectueux des situations bien difficiles que tu rapportes.
Par rapport à la problématique du travail au Nicaragua que tu as très bien décrite sur le plan local, je voulais juste ajouter deux éléments de réflexion:
D'abord, les zones franches qui grouillent des fameuses maquilas qui produisent des vêtements ou des cigares à la chaîne. Evidemment, ce sont des zones exemptes d'impôts et de droits, mais qui offrent des emplois, ce qui, même sous-payé et aliénant, reste apprécié...
Ensuite, les ONG... qui sont des endroits où on est plutôt bien payé et qui donc représentent de belles perspectives de carrière. Je dirais un peu à l'image des bureaux d'avocats et des banques (au moins jusqu'il y a quelques temps pour ces dernières) à Genève...
Amitiés
Jérôme